CHourouk Hriech, "Et s'en aller", 2012
Younes Rahmoun
—2012.10.29

Disjoindre les évidences du Maroc contemporain

Souvent, les artistes contemporains issus du Maroc, comme du Maghreb, entretiennent un rapport conflictuel avec leur pays qu’ils aiment et qu’ils repoussent tout autant1A ce sujet on notera l’article paru cet été http://www.telquel-online.com/content/ enqu%C3%AA tepourquoi-le-marocain-ne-s%E2%80%99aime-pas. Que ce soit par le détournement, l’humour, le langage, la fiction ou dans un rapport à l’éphémère, la distance critique reste la seule viabilité possible aux situations que nombre de ces talentueux artistes contemporains doivent user pour que leur travail soit vu dans leur pays et à l’étranger. Qu’en est-il aujourd’hui de cette situation, quels sont les projets actuellement en cours au Maroc pour développer cette distance critique qui fait tant défaut? Comment se construit aujourd’hui un éventuel public et pour qui fait-on les projets? Tant de questions qui pour le moment rencontrent plutôt des acteurs investis, engagés et passionnants.

Au vu de l’actualité du monde arabe, le Maroc semble le pays d’Afrique du Nord qui pose finalement le moins de problème au monde. Tout se passe bien, le taux d’alphabétisme n’est que de 56% et, en plus, ils n’ont même pas eu besoin de faire la révolution ni de Jasmin ni du printemps puisque le gouvernement a même simulé un remaniement de sa constitution. Trêve de cynisme, que l’on soit artiste amateur ou acteur de l’art, on ne peut envisager de penser un projet culturel au Maroc ou avec des artistes de ce pays sans constater à quel point les Marocains souffrent du système dans lequel ils se trouvent. Comment saisir la réalité de ce pays et laquelle a-t-on finalement envie de voir? Est-ce celle qui se cache derrière les grands murs des médinas réservées au tourisme ou la réalité du quotidien qui est souvent encore plus complexe que celle de la fiction? Que nous disent les récents films Sur la planche (2012) de Leïla Kilani autour de la façon dont les jeunes femmes survivent ou Al-Hareb (Wanted, 2011) d’Ali Essafi qui raconte la mémoire d’une jeune marocaine des années 1970, harcelée et pourchassée par la police (Makhzen) marocaine des “années de Plomb” ? Est-ce que le livre de Sanna Elaji Lettres à un jeune marocain2Ed. Abdellah Taïa, Seuil, 2009 autour de la question de la liberté sexuelle, aujourd’hui encore très controversée au Maroc3http://www.babelmed.net/cultura-e-societa/74-marocco/13071-la-liberte-sexuelle-au-royaumedesconservateurs.html, nous en dit plus? La vie de tous les jours nous montre que les femmes sont peu valorisées et que la jeunesse a du mal à trouver sa place. 600 à 800 cas d’avortement clandestins4http://www.lematin.ma/express/Avortement-clandestin-_600-a-800-cas-quotidiennement-auMaroc-/167725.htm quotidiens sont déplorés, comme le souligne la députée et ancienne ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli. Cette dernière attire l’attention sur la nécessité de mettre en place rapidement une nouvelle loi “dans le cadre d’un consensus national visant à éviter les maux sociaux issus de la grossesse non désirée”, appelant à faire preuve de courage pour débattre et trouver des solutions à ce problème social. Les Marocains semblent se trouver dans un système de relations sociales, culturelles et économiques basées sur l’assujettissement au roi et à l’autorité qu’il incarne dans une économie libérale où la jeunesse (15-35 ans) représente près de 28%5www.salto-youth.net/…/LA %20SIT UATI O… .

Comme le dit Tahar Ben Jelloun6http://www.telquel-online.com/En-couverture/Interview-croisee-Deux-Marocains-a-paris/541 “nous avons la chance au Maroc de disposer d’au moins quatre langues importantes : l’arabe classique, l’arabe dialectal, le berbère, le français et parfois même l’espagnol. Mais le vrai problème n’est pas de 01 maroc s’exprimer en darija, c’est plutôt de pouvoir le lire, car on est l’un des pays arabes les plus en retard dans le domaine de l’alphabétisation. Il ne sert absolument à rien d’écrire en arabe classique, en darija ou en français si le Marocain en face n’arrive pas à lire ce qu’on écrit. Il y a tout un système au Maroc qui n’est pas mobilisé pour promouvoir la culture et l’éducation alors que c’est le budget le plus important de l’Etat.” Depuis peu, la fondation privée Dar al-Ma’mûn7http://dam-arts.org/#/fr/1/promouvoir-la-mobilite-artistique-2 vient de mettre en place un projet qui tend à favoriser les traductions de textes anciens et contemporains en s’appuyant sur les collections de la bibliothèque et un programme de résidences individuelles de traducteurs, sur forme de projets de recherche et d’ateliers.

Le refus d’émanciper la société par l’accès à la connaissance est marquant et la notion de culture est reléguée à un rapport davantage lié au tourisme qu’à une quelconque forme de reconnaissance de la culture comme facteur d’émancipation. Dans ce sens, la fondation Fourtou8http://www.fondationfourtou.org/art.html travaille depuis dix ans et de façon structurante auprès des populations les plus défavorisées avec des programmes à long terme que ce soit dans l’enseignement ou la culture en participant au financement de l’Esav ou au développement de la radio de L’appartement22 de Rabat. Le Maroc appartient à une région pourtant si active dans le Maghreb et si riche en artistes : “certains noms d’artistes comme Yto Barrada, mounir fatmi ou Mohamed El Baz agissent comme de véritables sésames auprès des institutions étrangères, mais ne sont pas pour autant reconnus dans leur pays”9selon la commissaire Bérénice Saliou dans www.cataloguemagazine.com, numéro 6. Pour preuve, le musée d’art contemporain de Rabat10http://www.telquel-online.com/content/espaces-culturels-rabat-quel-beau-g%C3%A2chis n’en finit pas de se construire, les Abattoirs11cf. l’association Casamémoire qui fonctionne avec une convention avec la ville. de Casablanca qui devaient également être le lieu de rencontre et d’épanouissement de toutes les cultures ne voient toujours pas le jour tandis que nombre d’architectures remarquables auraient pu être épargnées à Casablanca comme à Tanger.

Les artistes et acteurs de l’art privés sont donc le plus souvent à l’initiative de projets remarquables comme l’association de La Source du Lion, qui dès 1995 est devenue en la personne d’Hasan Darsi, un lieu incontournable de la recherche artistique et citoyenne à Casablanca. D’une façon inédite, L’appartement2212http://www.appartement22.com/ a catalysé le plus d’attention par la mise en place d’évènements qui ont “décomplexé” le rapport à l’art avec des projets de résidences, d’expositions et d’éditions innovants ainsi que de productions à des échelles très différentes. Cette synergie a été augmentée par la délégation curatoriale qu’Abdellah Karroum, directeur de cette structure a souhaité y associer. Par ailleurs, le manque de moyens de ces mêmes structures, comme celle du remarquable projet de réhabilitation de la Cinémathèque de Tanger13http://www.cinemathequedetanger.com/texte-71-68-1.html, là aussi à l’initiative de l’artiste Yto Barrada14http://www.ytobarrada.com/projects.html, développe son public avec une programmation pointue, coordonnée par l’artiste Bouchra Khalili15http://www.galerieofmarseille.com/artists/bouchrakhalili/text/khalili_text.html en apportant une distance critique ouverte sur le monde. Ces initiatives personnelles, associatives, collectives ou coopératives permettent au travers des paradoxes constitutifs de la société marocaine de démultiplier les connaissances tout en singularisant chaque projet artistique. Cette situation est à encourager et à défendre dans un contexte où les formations artistiques sont rares. En effet, nombre de plasticiens associés à ces projets collectifs ou qui ont choisit de partir (ou de rester pour certains) sont passés par l’école des beaux-arts de Casablanca comme Majida Khattari16http://www.majidakhattari.com/ ou par Tétouan qui a formé des artistes importants comme Mustafa Akrim17http://mustaphaakrim.blogspot.fr/, Safaa Erruas18http://www.safaaerruas.com/, Mohssin Harraki19http://www.mohssinharraki.com/ACT UALIT -.html, Mohamed El Mahadaoui 20http://universes-in-universe.org/eng/nafas/articles/2009/mohamed_el_mahdaouiou Younes Rahmoun21http://www.younesrahmoun.com/FR /Accueil.html. C’est encore à Tétouan que ce dernier a choisit de fonder un projet de résidence d’artistes intitulé Trankat Street. Cette initiative est coChourouk HRIECH …et s‘en aller, 2012 Œuvre “L‘horizon est un cercle” (Sculpture bois/acrylique/dessin mural) Kunsthalle Mulhouse Courtesy JGM Galerie/Kunsthalle Mulhouse Maroc Focus M57 / 6 développée par l’association marocaine Feddan et par Sextant et plus sous la direction artistique de Bérénice Saliou. Il s’agit d’un programme de résidence de recherche et de création22En lien avec l’artisanat local, et les 3 écoles d’art de Tétouan. Le 1er artiste en résidence derecherche est Fouad Bouchoucha. La résidence débutera en janvier 2013. Il s’agira ensuite d’une résidence de création de Avril à Juin 2013. L’artiste sera confirmé d’ici peu. Le projet est pérenne et sera reconduit tous les ans, à raison de 3 artistes/ an.. Il semble que ces projets artistiques se construisent tout particulièrement autour de la notion de résidence tel Le Cube23http://www.lecube-art.com/fr/lespace/à Rabat qui propose également depuis plusieurs années ce type d’organisation. Les instituts étrangers24http://www.ifrabat.org/fr/programme-culturel/expositions.html diffusent en bonne intelligence le travail d’artistes qui ont tramé des liens particuliers avec le pays de façon critique.

Le premier magazine d’art contemporain a vu le jour en 2009 avec Diptyk et le premier master en médiation culturelle fut créé l’année dernière à Casablanca où de nombreuses galeries sont désormais hyperactives comme la foire d’art contemporain de Marrakech. Cette conjonction de “professionnalisation” du monde de la culture est plus qu’encourageant pour peu que la distance critique nécessaire accompagne ce type de dé- veloppement d’autant plus que la Biennale de Marrakech de 2014 s’engage vers plus d’attention portée à ce qui se passe au Maroc, à l’inverse de la voie choisie jusqu’alors par ses dynamiques fondateurs. Les enjeux de cette biennale internationale sont indissociables de la mise à distance énoncée car le futur semble plutôt s’inscrire dans une gentrification à outrance où la notion de marque (vraie ou fausse) est le symbole de la réussite économique et sociale. D’imposants programmes urbanistiques sont financés par des investisseurs extérieurs avec une gestion privée, que ce soit pour des lieux privés et publics. Ce phénomène est entretenu par les investisseurs du MoyenOrient comme le Qatar qui construit sur la côte Atlantique des ressorts privés bloquant tout accès à la mer au mépris du respect de la jouissance du littoral, déclaré zone naturelle protégée. Désormais, le binôme Rabat-Salé réunit toutes les conditions pour des investissements sécurisés dans le tourisme. L’aménagement de la corniche, allant du vieux quartier des Oudayas à Témara, assuré par le holding émirati Emaar pour un montant de 3 milliards de dollars25Le montant des investissements y a atteint plus de 6,17 milliards de dollars pour seulement 4 projets. Les 2 rives du Bouregreg, d’un investissement de 2 milliards de dollars, sont l’oeuvre de Dubaï Holding et CDG ., ne permet aucun développement d’infrastructures qui favoriseraient le développement culturel ou la conservation d’œuvres ou bien encore la libre parole d’auteurs ou de musiciens majeurs comme le musicien Abderrahmane Paco2626 Abderrahmane PAC O http://yala.fm/fr/artists/abderrahmane-paco-93fa56ac7283750f7d21ce7dba6b04b6/videos, membre du groupe NasserEl Ghiwane27http://www.youtube.com/watch?v=GLLMB 1su4t8, décédé cette année. Si ces investisseurs qataris, bahreïnis et saoudiens devaient être ainsi de plus en plus présents au Maroc, ils créeraient des inégalités peu évoquées lorsqu’on parle de l’art contemporain au Maroc.

Nombre d’artistes en France ou ailleurs sont issus de cette excolonie française et ancien comptoir espagnol. Ils appartiennent à la 2ème, voire 3ème ou 4ème, génération d’émigrés. Que ce soit Latifa Laâbissi28Habiter de Latifa Laâbissi avec Sophie Laly et Jocelyn Cottencin, 2007-2008, commissaires:Sandrine Wymann et Abdellah Karroum: Rabat, Tétouan. Latifa Laâbissi propose d’inscrire un solo dans un espace quotidien, chez les habitants qui ne sont pas nécessairement en contact avec l’art chorégraphique. C’est par le biais d’une annonce publiée dans un journal local qu’elle entre en contactavec ces personnes. Chaque chorégraphie est filmée et photographiée. Par la suite, les films sont diffusés chez l’habitant même, devant le public qu’il a souhaité inviter. Autour du projet à Rabat seront organisés des ateliers., Chourouk Hriech29http://chourouk.hriech.free.fr/ou Latifa Echakhch30http://www.kamelmennour.com/artists/21/latifa-echakhch.works-and-projects.html, ils entretiennent un rapport particulier avec leur pays. Ces artistes remarquables puisent et construisent des relations productrices de sens, que ce soit sous la forme performative ou celle de l’installation. Sans projet culturel, le pays passe à côté de la création en marche sans valoriser son histoire récente, ses citoyens et ses artistes qui, comme Younes Baba-Ali31http://www.younesbabaali.com/fr/, construisent leur situation en aller-retour avec le Maroc et le reste de l’Afrique. Cette mobilité crée bien évidemment des ponts et des désirs différents qui sont le plus souvent source de conflits productifs et de mise à distance critique riche pour le travail et sa médiation.

“Distancier, c’est montrer” affirme Bertolt Brecht, cité par Georges Didi-Huberman32Georges Didi-Huberman, Quand les images prennent position, L’oeil de l’Histoire, Les Editions de Minuit, p.68 lequel poursuit: “Montrer que l’on montre, c’est ne pas mentir sur le statut épistémique de la repré- sentation: c’est faire de l’image une question de connaissance et non d’illusion. Distancier, c’est monter, c’est-à-dire disjoindre les évidences pour mieux ajointer, visuellement et temporellement, les différences”.

Cécile Bourne-Farrell

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References   [ + ]

1. A ce sujet on notera l’article paru cet été http://www.telquel-online.com/content/ enqu%C3%AA tepourquoi-le-marocain-ne-s%E2%80%99aime-pas
2. Ed. Abdellah Taïa, Seuil, 2009
3. http://www.babelmed.net/cultura-e-societa/74-marocco/13071-la-liberte-sexuelle-au-royaumedesconservateurs.html
4. http://www.lematin.ma/express/Avortement-clandestin-_600-a-800-cas-quotidiennement-auMaroc-/167725.htm
5. www.salto-youth.net/…/LA %20SIT UATI O…
6. http://www.telquel-online.com/En-couverture/Interview-croisee-Deux-Marocains-a-paris/541
7. http://dam-arts.org/#/fr/1/promouvoir-la-mobilite-artistique-2
8. http://www.fondationfourtou.org/art.html
9. selon la commissaire Bérénice Saliou dans www.cataloguemagazine.com, numéro 6
10. http://www.telquel-online.com/content/espaces-culturels-rabat-quel-beau-g%C3%A2chis
11. cf. l’association Casamémoire qui fonctionne avec une convention avec la ville.
12. http://www.appartement22.com/
13. http://www.cinemathequedetanger.com/texte-71-68-1.html
14. http://www.ytobarrada.com/projects.html
15. http://www.galerieofmarseille.com/artists/bouchrakhalili/text/khalili_text.html
16. http://www.majidakhattari.com/
17. http://mustaphaakrim.blogspot.fr/
18. http://www.safaaerruas.com/
19. http://www.mohssinharraki.com/ACT UALIT -.html
20. http://universes-in-universe.org/eng/nafas/articles/2009/mohamed_el_mahdaoui
21. http://www.younesrahmoun.com/FR /Accueil.html
22. En lien avec l’artisanat local, et les 3 écoles d’art de Tétouan. Le 1er artiste en résidence derecherche est Fouad Bouchoucha. La résidence débutera en janvier 2013. Il s’agira ensuite d’une résidence de création de Avril à Juin 2013. L’artiste sera confirmé d’ici peu. Le projet est pérenne et sera reconduit tous les ans, à raison de 3 artistes/ an.
23. http://www.lecube-art.com/fr/lespace/
24. http://www.ifrabat.org/fr/programme-culturel/expositions.html
25. Le montant des investissements y a atteint plus de 6,17 milliards de dollars pour seulement 4 projets. Les 2 rives du Bouregreg, d’un investissement de 2 milliards de dollars, sont l’oeuvre de Dubaï Holding et CDG .
26. 26 Abderrahmane PAC O http://yala.fm/fr/artists/abderrahmane-paco-93fa56ac7283750f7d21ce7dba6b04b6/videos
27. http://www.youtube.com/watch?v=GLLMB 1su4t8
28. Habiter de Latifa Laâbissi avec Sophie Laly et Jocelyn Cottencin, 2007-2008, commissaires:Sandrine Wymann et Abdellah Karroum: Rabat, Tétouan. Latifa Laâbissi propose d’inscrire un solo dans un espace quotidien, chez les habitants qui ne sont pas nécessairement en contact avec l’art chorégraphique. C’est par le biais d’une annonce publiée dans un journal local qu’elle entre en contactavec ces personnes. Chaque chorégraphie est filmée et photographiée. Par la suite, les films sont diffusés chez l’habitant même, devant le public qu’il a souhaité inviter. Autour du projet à Rabat seront organisés des ateliers.
29. http://chourouk.hriech.free.fr/
30. http://www.kamelmennour.com/artists/21/latifa-echakhch.works-and-projects.html
31. http://www.younesbabaali.com/fr/
32. Georges Didi-Huberman, Quand les images prennent position, L’oeil de l’Histoire, Les Editions de Minuit, p.68
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