—2015.01.12

Hrair Sarkissian, « Unexposed »

Ce que nous donne à montrer ce corpus d’images « Unexposed » d’Hrair Sarkissian, ce n’est pas tant des intérieurs feutrés et contrastés, mais les endroits privés où les arméniens qui vivent en Turquie se rendent pour retrouver leur identité et partager un peu de leur histoire complexe. Ces images auraient pu être réalisées au début du siècle dernier lors du génocide arméniens de 1915 à 19171Turkey, the successor state of the Ottoman Empire, denies the word genocide is an accurate term for the mass killings of Armenians that began under Ottoman rule in 1915.[22] It has in recent years been faced with repeated calls to recognize them as genocide. To date, 23 countries have officially recognized the mass killings as genocide. To know more: The Treatment of Armenians in the Ottoman Empire, 1915–1916: Documents Presented to Viscount Grey of Falloden by Viscount James Bryce and Arnold Toynbee, Uncensored Edition. Ara Sarafian (ed.) Princeton, New Jersey: Gomidas Institute, 2000. ISBN 0-9535191-5-5., qu’il y a cinquante ans durant la deuxième guerre mondiale…..Depuis l’empire Ottoman les arméniens, ont toujours été spoliés2After the end of World War I, Genocide survivors tried to return and reclaim their former homes and assets, but were driven out by the Ankara Government.[191] On 13 September 1915, the Ottoman parliament passed the « Temporary Law of Expropriation and Confiscation », stating that all property, including land, livestock, and homes belonging to Armenians, was to be confiscated by the authorities. , réduits à néant dans leurs gestes et croyances. Hrair Sarkissian veut nous montrer ce qui se passe aujourd’hui dans l’intimité de cette minorité en Turquie qui n’ose même plus prononcer leurs noms de famille tant la répression peut leur être fatale.

Les personnes qui se rendent dans ces lieux domestiques sont en général des personnes qui viennent de la campagne, d’Anatolie de l’Est issus de petits villages où leur appartenance à la communauté arménienne dans ces petites villes est le plus souvent stigmatisée. Facilement identifiables là où tout le monde se connaît, à la grande ville en revanche, ils deviennent anonymes et peuvent ainsi recouvrir plus facilement leur appartenance à leur communauté. Pour échapper à la répression en Turquie, des familles entières ont du se convertir à l’Islam. Aujourd’hui, ils redécouvrent leur identité et demandent parfois à retrouver leur religion d’antan. Ces infidèles comme on les appellent, les « Cavour » et ce depuis le génocide, ont souvent du se convertir à l’Islam. Par conséquent, ces gens ne sont acceptés ni du côté arménien ni du côté turc, « ils ne sont plus regardés plus de la même façon » dit l’artiste. En effet, ce qu’il faut aussi comprendre, c’est que leur quête identitaire les amène à quitter la grande communauté musulmane vers une autre plus restreinte, qui les met à risque.

Ces images nous le montrent. Les mains s’accrochent à la table recouverte de dentelle comme à la terre, celle de leurs racines. Les motifs floraux du fauteuil transpirent des corps qui ont cherché leurs passés meurtris, la plinthe déborde des couches de peinture accumulées. Les corps souffrent, les esprits cherchent. Cet endroit ne peut révéler l’identité des personnes qui y passent, tout y est tu et pourtant c’est là que les existences se jouent. La théâtralisation qui émane de ces images est provoquée par l’anonymat des protagonistes dont on devine les silhouettes ou la présence par cette double porte ouverte, un autre, retenue par une main. Il se passe quelque chose de grave, de profond que le dispositif d’éclairage mit en place pour la première dans la pratique de l’artiste renforce.

Le tissu des deux chaises bleu roi, porte à penser qu’il s’agit bien d’un espace non seulement domestique, mais surtout symbolique, celui du refuge et de la protection. Rien n’est donné, tout reste de l’ordre de l’indicible. Une seule image collective a été posée, sur le bord de l’écran de télévision, sur un napperon fleuri, lui aussi.

Ces photographies hiératiques, sans jamais désigner les personnes, montrent ces mutations psychologiques d’un état à un autre, dans le contre-jour de ce modeste appartement, entre deux situations au seuil de vies qui portent celles des générations précédentes et à venir.

Cécile Bourne-Farrell, Londres, 12 janvier 2015

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References

Turkey, the successor state of the Ottoman Empire, denies the word genocide is an accurate term for the mass killings of Armenians that began under Ottoman rule in 1915.[22] It has in recent years been faced with repeated calls to recognize them as genocide. To date, 23 countries have officially recognized the mass killings as genocide. To know more: The Treatment of Armenians in the Ottoman Empire, 1915–1916: Documents Presented to Viscount Grey of Falloden by Viscount James Bryce and Arnold Toynbee, Uncensored Edition. Ara Sarafian (ed.) Princeton, New Jersey: Gomidas Institute, 2000. ISBN 0-9535191-5-5.
After the end of World War I, Genocide survivors tried to return and reclaim their former homes and assets, but were driven out by the Ankara Government.[191] On 13 September 1915, the Ottoman parliament passed the « Temporary Law of Expropriation and Confiscation », stating that all property, including land, livestock, and homes belonging to Armenians, was to be confiscated by the authorities.
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