View of the installation James Webb
Installatino view Ninar and James
"The Oriental Market", Jams Webb
View of the installation James Webb
Ninar Esber Ishtar Gate
—2014.10.10

Ninar Esber et James Webb, « Nous »

L’exposition de Ninar Esber et de James Webb nous introduit à certaines formes de désobéissance qui tendent à déjouer les systèmes de domination sociétaux. La défiance qu’adresse ces deux artistes à la censure sous-jacente des codes moraux et technologiques de notre époque d’émergence propose des mutations symboliques comme narratives de résistance à ces systèmes. Ninar Esber comme James Webb renvoient l’un comme l’autre une vision éclairée comme furtive de nos comportements, empruntant autant la forme théâtralisée de la Porte d’Ishtar qu’en détournant nos téléphones portables à notre insu. Cette proposition pose les questions de la transformation des relations à l’intérieur desquelles nous existons, et donc la question de la résistance largement évoquée par Foucault : « comment produire des mutations positives de l’ordre biopolitique des corps, des subjectivités, du monde ? Cette question implique immédiatement un important travail critique sur soi-même, sur les conditions de sa propre pensée, de son propre rapport aux autres, sur les conditions et conséquences de notre propre existence ».
« Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas »
James Webb explore la nature même de la croyance dans une dynamique de transmission innovante tout en faisant appel à notre capacité d’émerveillement. Pour cela il utilise tant l’humour que le détournement de technologies les plus courantes et développe de façon stratégique son vocabulaire artistique en fonction des situations où il est amené à travailler. Pluridisciplinaire, James Webb privilégie les formes les plus immatérielles comme le son1https://soundcloud.com/theotherjameswebb, la lumière ou la connectivité en modifiant la fonctionnalité ou la réceptivité des lieux où il intervient, comme ici avec l’oeuvre “Spectre”. James Webb a participé à la 9ème Biennale d’Art Contemporain de Lyon, à la 3ème biennale de Mar rakech, ainsi qu’à la dernière Biennale de Venise. Il est intervenu au Domaine dePommery,au Palais de Tokyo avec une pièce téléphonique, ainsi qu’à la galerie Imane Farès pour le projet « No Limit » en 2012. Au cours de différentes résidences comme, celle notamment de Darat al Funun 2http://www.daratalfunun.org/ à Amman, il a réalisé plusieurs œuvres publiques. Sa dernière commande est un guide audio pour un cimetière à Stockholm3Le cimetière de Skogskyrkogården in Stockholm : www.letmelosemyself.com. Depuis plusieurs années, il constitue une archive sonore d’incantations interconfessionnelles dans le monde entier et se meut entre langues et croyances en réponse à son enfance marquée par l’apogée et fin de l’Apartheid.
Que ce soit à la Johannesburg Art Gallery où il a été invité dans l’ensemble de l’institution ou dans un parc au Japon « il peut théâtraliser la lumière et le son, jusqu’à ce qu’ils évoquent aussi leurs propres dysfonctionnements », souligne un Sean O’Toole un des premiers critiques d’Afrique du Sud à écrire sur son travail. James Webb associe avec aisance la fiction avec le théâtre, jusqu’à nous amener à penser que même si apparemment un espace parait avoir une fonction propre, tout est réversible. L’oeuvre vidéo intitulée “Le Marché Oriental”, a consisté à inviter un Imam à chanter l’appel à la prière dans ce qui reste d’un bâtiment datant de l’époque de l’Apartheid transformé en marché, dit Oriental Plaza, avant sa destruction et transformation en appartements de luxe. Cette oeuvre d’une courte durée place le spectateur à l’intérieur de cet espace voué à destruction, baigné dans une douceur parfaite et inquiétante, celle ici de la résistance qui résonne de toutes les injustices imposées et subies. James Webb parle de son intérêt pour la croyance qui a plus à voir avec « notre position dans l’univers et comment on choisit de donner un certain pouvoir aux choses ou non ». C’est ce qui me permet d’introduire ici le travail “Know Thy Worth”4Cette calligraphie a été réalisée par Mohammed Abu Aziz, un des plus grand calligraphe de Jordaniequi parle de la valeur qu’on veut se donner à soi-même. Cet ancien adage replace de façon quelque peu cynique l’idée du capitalisme et comment on s’auto valorise. Ce Modus Operandi spécifiquement calligraphié évoque l’idée de la finance et de l’estime de soit, une métaphore spéculative comme pour nous amener à être dans un état de veille et de réceptivité particulière et permanente.
Cécile Bourne-Farrell, 10 octobre 2014

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References

https://soundcloud.com/theotherjameswebb
http://www.daratalfunun.org/
Le cimetière de Skogskyrkogården in Stockholm : www.letmelosemyself.com
Cette calligraphie a été réalisée par Mohammed Abu Aziz, un des plus grand calligraphe de Jordanie
Cécile Bourne Farrell | 10 Camden Square NW1 9UY London | T. 07949959726 | cecile.bourne@orange.fr