—2007.03.27

[:fr]Zoe Leonard[:]

[:fr]Texte sur Zoe Leonard pour le catalogue de l’exposition « Bang Bang », Musée des Beaux-Arts de Bilbao, printemps 2008
For me photography it’s about being present and having a certain perspective on the world around me… I document the world, but from my own biased point of view. I want to draw the viewer into the process of looking so we can look at these things together.1In interview Zoe Leonard et Laura Cottingham © Journal of Contemporary Art, Inc and the authors

Zoe Leonard est un membre actif du monde l’art depuis les années 80 selon plusieurs modes d’expression, de la photographie à la vidéo au film et au théâtre. Ses séries photographiques vont du remake de « L’origine du Monde » par Courbet, des paysages ou animaux . En tant que féministe et lesbienne, Zoe Leonard poursuit une lutte très engagée pour la liberté et la reconnaissance des minorités marginales. Formellement elle tente de toujours garder une certaine exigence entre le rendu formel et son sujet.. Elle a exposé à la Documenta IX, à la Biennale du Whitney Museum à New York, au Centre National de la Photographie à Paris et au Musée de Philadelphie en 1998. Représentée par Tracy Williams Ltd, New York, on peut retrouver son travail en 2007 à la Villa Arson, à Nice à Dijon et au Wexner Center for the Arts, Columbus.
La photographie « Pin up #(Jennifer Miller does Marilyn Monroe) », (1995) du corps séducteur de l’unique protagoniste sur fond rouge soyeux montre de façon théâtrale que la représentation du désir ne semble plus le fait unique des grandes divas…. Le succès foudroyant et durable de Pina Menichelli, Marylin Monroe ou Marlène Dietrich tenait à ce qu’on reconnaissait en elles la personnification du grand frisson. Les torsions et étirements au temps des triomphes puritains et moralisateur au rempart d’une société, tenaient parfois au trait de génie de personnalité comme Esther Williams, femme de Tarzan, dont le coup de génie est d’avoir remplacé les galons par des maillots à paillettes selon les critiques de cinéma de l’époque ….Ce temps révolu ont inculqué une image stéréotypée de la femme ou au contraire totalement bad, comme le critique l’historienne incontournable du féminisme, Laura Cottingham.2Laura Cottingham, « Notes on Lesbian », College Art Journal (Winter 1996) 72-77 ; se ha reeditado una revisión de Laura Cottingham, Seeing Through the 1970s : Essays on Feminism and Art (Amsterdam : The Gordom Breach Publishing Group, 2000). 

Cette photographie de Zoe Léonard renvoie de façon subtile aux questions fondamentales du processus de reconnaissance de l’égalité des sexes, à savoir : qu’est-ce qu’une femme, un homme ? Sommes-nous prêt à nous confronter à ce qui est au-delà du sexe et capable d’aborder les questions transgénériques ? … La question est de savoir si au-delà « des conventions idéologiques et sociales nous sommes disposés à accepter la différence sexuelle, comme le souligne Baudrillard : « Le corps séxué est entraîné dans une espèce de destin artificiel…Transexuel non pas au sens anatomique, mais plutôt dans le sens travertissement, du jeu sur l’échange des signes des sexes ». Boulverser l’univers des valeurs de l’intimité reviendrait donc à une transformation politique des conditions de notre société.3Ana Martínez-Collado, « Perspectivas feministas en el arte actual » http://www.estudiosonline.net/texts/

Déjà dès les années 20, la représentation de la femme de la photographe Claude Cahun démarquait dans ses travaux de ses contemporaines Lee Miler ou Dora Maar, prisonnières de l’image essentiellement glamour de la femme, chère aux surréalistes masculins. Si les photographies de Claude Cahun procèdent de déclinaisons d’elle-même et elle se jouent en partie de nous.
Ici, Zoe Leonard interroge et aimerait partager plutôt le triomphe et le paradoxe de la revendication de l’identité multiple. Elle provoque un désir inavoué, à un moment charnière des années 90, où une pléiade d’artistes ont travaillé sur la question des disfonctionements même du corps et de la difficulté de la représentation de ces identités qui laissent la place non pas à la question du sujet, mais à la notion de désir décodé libéré des flux de la libido et du pouvoir moralisateur et injuste de notre société

Cécile Bourne-Farrell, Mars 2007

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References   [ + ]

1. In interview Zoe Leonard et Laura Cottingham © Journal of Contemporary Art, Inc and the authors
2. Laura Cottingham, « Notes on Lesbian », College Art Journal (Winter 1996) 72-77 ; se ha reeditado una revisión de Laura Cottingham, Seeing Through the 1970s : Essays on Feminism and Art (Amsterdam : The Gordom Breach Publishing Group, 2000). 
3. Ana Martínez-Collado, « Perspectivas feministas en el arte actual » http://www.estudiosonline.net/texts/
Cécile Bourne Farrell | 10 Camden Square NW1 9UY London | T. 07949959726 | cecile.bourne@orange.fr