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Farah Khelil, "Impression en noir, ou impression à l'usage de ceux qui voient"

IMPRESSION EN NOIR, OU IMPRESSION À L’USAGE DE CEUX QUI VOIENT

Farah Khelil, "Impression en noir, ou impression à l'usage de ceux qui voient"

En Tunisie, comme dans beaucoup de pays dans le monde il n’y a pas de rapport direct à certaines œuvres de référence de l’histoire de l’art, tout est reproduction. Cette relation au fac-similé a certainement poussé l’artiste Farah Khelil à développer d’autres modalités d’approches artistiques qui mettent en place une certaine distance vis-à-vis de l’image pour permettre d’autres interprétations du monde. S’il y a toujours perte, trahison envers la source quand on reproduit, il ne s’agit pas pour Farah Khelil de chercher l’original mais plutôt de prendre conscience de la façon dont on regarde et dont on transmet un travail artistique. Cerapport à la notion de reproduction a certainement été le détonateur du travail de cette brillante artiste originaire de Sidi Bou Saïd. De père peintre et dont le travail s’attache à reproduire des scènes et paysages de la Tunisie dans laquelle il a grandit, Farah Khelil a toujours été confrontée à ce que devait être le « paysage original » par excellence ou à ce que le touriste cherche à saisir de l’icône tunisienne. Par extension, le passage du cinéma muet à celui parlant et l’usage d’autres techniques de reproduction du sensible révèlent d’autres dimensions : celles de l’émancipation de la parole, du geste et donc du sens. Farah Khelil cherche ainsi à découvrir d’autres dispositifs de transmission et s’emploie ainsi à subtiliser les stratégies d’enfermement qui entravent le travail de l’auteur, à Tunis ou ailleurs.

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